Retour sur un mois passé en Patagonie, à el Chalten.

Faire de l’andinisme à el Chalten, c’est….  comment dire? Savoir apprécier le temps qui passe. Attendre que le ventilateur s’arrête. Faire son sac, le porter beaucoup trop longtemps, rentrer à la maison, refaire son sac, le défaire encore et encore. Le tout sans se servir de ce qu’il y a dedans.

Située presque au bout du monde, la Patagonie est une terre battue par les vents. Que ce soit dans la pampa ou dans la montagne, personne n’est épargné.

 

Nous sommes donc partis tenter notre chance à le Chaltemps, avec mes compères Pierre Lainé, Luc Mongellaz et Dorian Labaeye. Pour un peu d’aventure dans ces montagnes mythiques.

Très vite ramenés à la réalité, (non tu n’enchaîneras pas le Fitz Roy et le cerro Torre!) par nos premières tentatives stoppées par cette météo! Les cerveaux sont mis à rude épreuve : est ce qu’ il faut commencer l’ascension dans le mauvais temps? Est ce qu’on fait les petits bras? Difficile de partir à minuit quand il neige à l horizontal. De passer la nuit à tenir la tente qui avec le vent se plie sur nous. De creuser un trou avec les piolets parceque la tente s’est faite casser par le vent. De grimper dans le froid et les spindrifts. De faire des aller retour en montagne avec ce sac sur le dos…

Non il faut bien attendre le beau! A force de pousser, on commence à comprendre comment marchent ces montagnes. Et tous nos efforts se trouvent finalement concentrés vers la voie de Supercanaleta au Fitz Roy.

L’avantage avec les buts c est qu’on rentre plus rapidement au camp de base! Et el Chalten niveau camp de base c’est plutôt luxe. Douche chaude, beef, pinar de là bas, cocktail de fruits, gâteaux, internet et surtout la Cerveceria!

Restait juste à répondre à la question qui commençait sérieusement à nous tendre : mais où est donc ce putain de ciel bleu qui est sur toutes les photos!?

Enfin, le vrai créneau météo tant espéré est là, et il s’agit de ne pas le rater! C est surmotivés que nous partons pour Supercanaleta. Quel bonheur de grimper sur ce granit. Petit pull, ciel bleu, calme plat en l’air et vue incroyable. Toutes les journées de galère sont oubliées!  On se paie même le luxe d’une petite soupe en terrasse, plein soleil! 19h nous voilà au sommet du Fitz Roy bien défoncés, mais contents.

L'équipe au sommet! De gauche à droite: Pierre, Dorian, Luc et Nicolas

Au  final bilan positif, puisqu’en plus du Fitz Roy, nous avons pu grimper l’Aiguille Poincenot – non sans aventure – juste avant de rentrer. Et entre tous nos buts, avec Pierrot, nous avons quand même réussi à faire le Cerro Solo, à la journée, par la face Est depuis el Chalten.

 ©Nicolas Honegger

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